ma premiere relation gay pompier homo

...

Pour eux je suis un hétéro. Je ne le révèle pas non plus parce que j'aurai peur des remarques dans mon dos. Qu'on ne me fasse plus confiance. Qu'on ne veuille plus prendre la douche collective après le sport avec moi alors qu'une douche entre mecs, ça ne me fait ni chaud ni froid, j'en ai strictement rien à foutre, je passe pas une seconde à mater un gars, ma vie privée est en dehors de la caserne.

Vous devez savoir que dire une chose à une personne à la caserne, revient souvent à ce que tout le monde soit au courant. Je sais, c'est pas génial, le fait de ne pas pouvoir révéler qui on est vraiment, mais c'est comme ça. Je sais que certaines personnes ne seraient pas dérangées. Je sais aussi que d'autres ont des idées bien arrêtées sur les gays, avec tous les clichés qui vont avec: C'est ça qui m'empêche. Surtout que ces clichés, beaucoup ne s'y reconnaissent pas.

Je suis totalement "hors milieu", j'ai horreur de la gay pride, merci l'image qu'elle renvoie. Je ne milite pas pour la cause homosexuelle, vous me prendrez peut-être pour un lâche, mais le mariage, si on l'obtient tant mieux, sinon tant pis. Pareil pour les enfants, de toutes façons les morveux c'est sympa quand t'en as pas. Pourtant je peux vous dire qu'on est plus nombreux que ce que vous croyez. Je connais un peu de monde, des pompiers que je n'aurai jamais cru moi même gay. D'excellents pompiers qui sont pris en exemple.

Ce serait une vraie leçon d'humilité s'ils savaient. Je n'ai pas envie que le regard de mes collègues change sur moi. Je sais que je suis jeune et que ça changera peut-être, mais pour l'instant je ne suis pas prêt. Bon, je vais quand même terminer sur une note positive ; J'ai un ami, lui aussi pompier et gay, dans un autre département, et tout le monde sait à propos de lui.

Quand on parle de lui, on parle de lui en pompier. Tout le monde sait, tous l'acceptent. Un jour, un SP a fait la bêtise de dire "pédé" tout bas dans sa moustache après une petite altercation.

Tous lui ont bien fait comprendre qu'il n'avait plus intérêt à redire cela, qu'ils préféraient largement un "pédé" comme il disait, qu'un connard d'homophobe. Qu'il valait plus que lui moralement. Je crois que le message est passé, depuis tout à l'air d'aller bien. Bien sûr, ça n'empêche pas les petites blagues sur les gays. Personnellement, ce qui me gênerais le plus, c'est qu'une fois au courant de ma situation, ils arrêtent d'en faire. Ne pas en parle, éviter les blagues, les petites déconnades entres pompiers, ça ferait un petit malaise.

Désolé pour le pavé, je ne sais pas si j'ai dit tout ce que je voulais dire et surtout comme je voulais le dire, mais il est tard tôt?

N'oubliez pas aussi qu'on ne choisit pas de devenir homo ou pas, ça ne se passe pas du jour au lendemain. Si je pouvais re? J'avais prévu de transmettre le message à quelqu'un pour qu'il le post ici, mais j'ai plus eu envie, et surtout j'ai oublié de retirer cette phrase. Je suis bien l'auteur du message précédent, et j'avoue que ma localisation est assez mal venue pour ce post. Salut "nouvelle recrue", excuse moi j'ai pas ton prénom C'est exactement ce genre de témoignage que j'attendais, car il révèle exactement le malaise qu'il y a chez nous les pompiers à affirmer sa différence.

Comme tu le dis tu es jeune et tu ne veux pas t'exposer, c'est normal, cependant cette attitude t'empêche d'être toi, et c'est là que la bas blesse. Je me suis longtemps dis que quand j'ai révélé mon homosexualité parce que justement le masque je ne pouvais plus le supporter, j'étais comme tu le dis quelqu'un de bien, 35 ans, marié, des enfants, sous officier pro, une belle maison, élu local, enfin bref bien dans le moule, sauf que ce moule je ne le supportais plus, ayant rencontré l'homme de ma vie.

C'est bien là, la problématique: Quid d'un jeune, qui à l'avenir devant lui, mais qui est obligé de vivre avec ce masque et les frustrations psychologiques qu'elles entrennent. En ce sens je pense qu'il y a un véritable travail de fonds à faire, car en plus tu l'évoques à juste titre que l'on retrouve un nombre certain d'agent dont l'homosexualité est tabou et mal vécu, au même titre que dans la société.

Certains n'hésitent pas à en faire plus dans le machisme pour ne pas éveiller les soupcons. J'ai le souvenir de collègues aux gros bras qui sont venus me voir en mettant en avant mon courage, et que eux ne l'auraient jamais fait. Au même titre qu'un hétero sexuel ne décline pas sa vie privée, les gays ne souhaitent pas étaler leur vie privée sur la place publique, mais simplement être respecté dans leur nature profonde qu'ils n'ont pas choisi, mais qu'ils ne doivent pas subir non plus.

Voilà, le niveau du débat est donné, et intéressant à mon sens. Courage à toi, et aidons nous, nous arriverons à être nous même, simplement. GI Passionné accro Inscrit le: Moi je dit a chacun ses gouts, personnellement j'ai un pote gay SPV et assure un max il as décrocher des médailles au World Firefighters Games et aux Gays games http: Tous le monde a sa place chez les pompiers des qu'il assure sur le terrain un point c'est tous.

Bonjour à tous, pour moi, c'est une polémique qui n'a pas lieu d'être; on doit juger une personne à ses actes et non à son orientation sexuelle, sa religion ou même sa couleur de peau. Je pense que ce n'est pas seulement un problème dans une caserne mais dans n'importe quel groupe; et la socièté est un groupe.

Il n'est pas le seul à avoir vécu une "deuxième première fois". Lisa, 30 ans, est bisexuelle et a à peu près suivi une trajectoire similaire: Durant toute sa jeunesse, Jean s'est intéressé aux filles. Il sortait avec, couchait avec, y trouvait du plaisir et était "sincère" dans ses sentiments. Un apparent paradoxe qui a une explication, selon Natacha Chetcuti-Osorovitz, enseignante-chercheure à Centrale Supélec et auteure de l'ouvrage Se dire lesbienne.

Vie de couple, sexualité et représentation de soi éd. Dans le cas de Jean, il a fallu qu'un jeune homme le drague pour qu'il réalise, à 20 ans, qu'il pouvait non seulement plaire aux hommes mais que l'inverse était aussi vrai.

Je me suis alors dit que, dans l'absolu, d'autres garçons pouvaient me plaire. Je n'y avais jamais pensé mais pourquoi pas? C'est comme si j'avais vécu avec des lunettes qui n'étaient pas à ma vue depuis des années et que je les enlevais. Tout à coup, tout me paraissait plus clair. Il a pourtant attendu trois ans avant de franchir le pas. La première fois que j'ai commencé à regarder des garçons et qu'ils m'ont renvoyé des regards, j'étais terrifié.

Mais ce n'est pas pour autant que cette nouvelle perte de virginité devient compliquée. Lisa évoque "une sensation de justesse" pendant ce premier rapport homosexuel. On dit que, le sexe, c'est avant tout psychologique, que le corps se libère si le cerveau se libère.

Pour moi, c'était particulièrement vrai et frappant. J'y pensais depuis des mois et j'y suis allé franco, sans hésitation. Quand je lui ai dit après coup que c'était ma première fois avec un homme, il n'a pas voulu pas me croire.

Cette harmonie sexuelle malgré la nouveauté de l'acte peut venir de l'âge. Avec le temps, on est souvent plus à l'aise avec son corps et on a davantage confiance en soi. Là, à 23 ans, c'était une toute autre ambiance.

C'était beaucoup moins chaotique. Lisa, "angoissée par les conseils de [ses] copines" lors de sa première fois avec un garçon, n'a pas ressenti de stress lors de sa première relation homosexuelle:

Comme tu le dis tu es jeune et tu ne veux pas t'exposer, c'est normal, cependant cette attitude t'empêche d'être toi, et c'est là que la bas blesse. BILL - 23 févr. Elle m'a mise à l'aise, sans me juger, sans me forcer. Je suis totalement "hors milieu", j'ai horreur de la gay pride, merci l'image qu'elle renvoie. Notre histoire est assez particulière, nous sommes d'origines géographique et culturelle très différentes, richesse immense que nous savons rare. Mon petit Pierre est homosexuel

Ma premiere relation gay pompier homo

DEFONCE CUL GAY GAY CONCARNEAU

Ma premiere relation gay pompier homo